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2007年4月17日星期二

纯粹

果贝多芬让Jack Johnson去吃屎,你会抓狂吗?一种情况是你不给屎,也不给damn, 另一种情况是你愤怒。最后一种情况:如果你够纯,你一定会因此而兴奋。
----- 题记
(一)
在法国里昂上火车前,一个残疾人非常严肃地指着火车用法国南方口音跟我说:“你要上的火车是要用电的,所以这是电火车!每年都有很多人坐电火车!”
然后,他转向一个个踏上月台的人们,重复着同样的话。
别人都用鄙夷的微笑来回避他的眼睛,陆续上了车。
他回过头来盯着我:“他们以为我喝醉了,其实是他们不懂好的幽默!“
我严肃地说:“ 完全同意。” 登上了火车。
他坐在电动轮椅里向我用力挥手,渐逝在视线模糊的地方……我开始感动。


(二)
确定自己仍然纯粹或者搬着自己的脑袋向某一方面纯粹的最佳办法,就是一个人出去遛弯儿。这时候最应该让牛脑小爷们在家歇歇菜,否则一段天津相声,把浪漫气氛全毁了不说,还不时勾引来一箩筐自以为有修养的傻妞们,幻想着能流着口水就着星光坐在草地上听爷们儿几个吃饱了撑的用吉他伴奏唱英文歌。
北京的冬天,灰暗又阴冷的天,盖着堆满脏雪的地。黄昏时推开窗子,当嗅到一股淡淡的烧焦树叶味道时,那种令人心潮澎湃的力量吸引着我,这是一种大气,不是说不清,而是说清了要好几百年。哈哈,爷这就出去。
去雍和宫旁边的幽深的胡同里找到了那家新疆馆子,漂亮的维族女老板还是一个人在那里织毛衣。吃点串,喝两瓶酒,借啤酒的气打个饱嗝,直奔东直门去看电影。东方银座,老地方。东环影院,前天刚来过,还没出新片,那就再看一遍<<青红>>。这个放映厅只有我和一白种中年男人,丫坐在最前面, 回头望了我N多次。我在想你丫是不是找抽呢,看不懂就别来干瞪眼。
出来后,天已经完全黑下来了。然后去旁边的小商店搞一小瓶二锅头灌两口,搓着手,顺着鬼街走,这一段路颇长,几乎快到二环的时候吃个煎饼果子。说实话这家做的很难吃。为什么屡屡要吃? 强迫症。
然后就一定要在这个路口打车,而且一定要去颐和园东路。下了车进了北大,往未名湖里扔片枯叶,对淹死在里面的所有除了名人的亡灵匆匆默哀两分半钟。
你们丫也有今天,怎么都隔儿逼着凉了?当时跟爷牛逼哄哄的……
然而我没有骂出来,只是叹着气,祝福着。这个角落黑得可怕。前方那片空旷的草地中央似乎有人在翩翩起舞,那姿态非常撩人,像两年前的夜里那样。我承认我仍有魅力,然而此时此刻正在做的事情不是凭借杀伤力去滥杀无辜,我在蜕去这层外衣,以便在毕业来临之际,作一回纯粹的北邮人。所以还是不去靠近。为了证明我的清白,我从包里掏出了眼镜戴上,绝然与圣罗兰早期设计风格不谋而合。让幻觉停滞在那里,被瑟瑟冷风冻结。
早点回到温暖的家里吧,跳舞的姑娘。别了。
夜很冷,晃到北大正门的天桥上,全是积雪,踩几脚,软得很!天桥那头,是一个瘦弱的影子,能想象她在漠然地俯视着下面来往的车辆。
我突然有冲动,就想冲她喊一句:“你丫不是说要跳下去么?”
呵呵。那不是你,那里谁都没有。这时的我很邪恶,很想回到那个时候把你推倒在地,再抓起一堆雪塞进你的脖子让你清醒过来!然后扬长而去。
可是当时我把你丫抱那么紧,却一点感情都没有动。纯粹是人的本能,一种对生命的保护,就像有时候把垂死的苍蝇用蝇拍轻轻捧起,扔向窗外。我把你最终成功塞进出租车里。
已是半夜了,人就像冰一样。在你被我塞进车的那一刻,我想对这些可爱可憎可怜的人说:“还我体温!”
我回去了,去一个能找到爱尔兰啤酒Guinness的地方----印象中总能把温暖的灯光,光头设计师,黑啤酒和活蹦乱跳,戴着钢牙的小姑娘联系起来。这倒不错。虽然幼稚了点,倒也不失为早期比较纯粹的一种状态。


(三)
又是一个夜晚,在地中海旁的度假村里,我独自踱步在小桥上,像所有童话故事的作者一样,狂妄地幻想把所有纯粹的爱都砸到一个浪漫的二人世界,然后生活就臻于圆满,世界就永远美丽。
每每与前辈们交流起成功的人生到底应该达到什么样的境界,都感到不管是之前还是现在,我太年轻,太天真,太浮躁。有一点是确定的,我依然要在精神世界不断追求纯粹,我要用生命写一本美丽的童话,谁都超越不了这种纯粹,给你。

2007年4月13日星期五

Les Poupées Russes

Réalisé en 2005,  le film « Les Poupées Russes » est  même plus sympa, dont le sous-titre est 5 ans plus tard. On y retrouve les personnages du film  «  L’auberge Espagnole » 5 ans après.


Sans suivre un ordre, j'ai vu ce hyper beau film il y a 1 an avant « l'auberge espagnole ». Un an après, aujourd’hui, ce texte du film fait réfléchir encore de plus en plus:

 

Dans le train, Xavier:

 

« J’ai repensé à toutes les filles que j'avais connues, avec qui j'avais couchées ou même que j'avais seulement désirées. Je me suis dit qu'elles étaient comme des poupées russes.     

 

On passa sa vie entière à jouer à ce jeu là. On est curieux de savoir qui sera la dernière, la toute petite qui était cachée depuis le début dans toutes les autres. On ne peut pas l'attraper directement, on est obliger de suivre le cheminement. Il faut les ouvrir l'une après l'autre en se demandant à chaque fois. 

  

Est-ce que c'est elle la dernière? »


Voici des commentaires (modifiés) là-dessus :

 

« Si « l’auberge espagnole » nous montrait un peu plus une formidable histoire d’amitié transeuropéenne, le second film se concentre sur Xavier et ses déboires amoureux. Si le premier film nous montre l’épanouissement et le passage de l’ado coincé à l’adulte bien dans ses baskets, le second film nous place dans la situation des trentenaires qui doivent faire des choix qui vont déterminer toute leur vie. »

 

«« Les Poupées russes » est plus profond que son prédécesseur. Si le premier prônait l'amitié, la deuxième traite de l'amour et du "bordel" que cela génère dans chacun de nous. Bordel qui se retrouve par ailleurs dans la construction du film, véritable puzzle scénaristique, mais qui lui donne une atmosphère folklorique, et quasi slave, grâce à une Bande Originale festive et réussie. Cette ambiance volontairement désordonnée donnée par Cédric Klapisch ressemblant au vrac intérieur de Xavier, vient contrebalancer avec la recherche de l'universalité des sentiments amoureux, des regards qui en disent long, des doigts qui s'effleurent douze secondes mais qui donnent un sentiment d'éternité. »

L'Auberge Espagnole

      

Généralement, l’Auberge Espagnole est un film très sympa. Ce qui me botte, c’est la description de la vie universitaire à l’étranger, qui convient parfaitement à ma propre expérience. Dans ce film, l’expérience d’Xavier a été complètement foutue. Par exemple : il a paumé sa petite amie en France malgré qu’il en ait et qu’il en ait bavé ; en même temps il a dragué une autre nana mariée qui était beaucoup plus âgée que lui. Même si l’histoire est le vrai bordel, l’Auberge Espagnole  peux faire piger ses spectateurs une attitude vachement positive, ça veut dire que les nouveaux européens qui bougent beaucoup aujourd’hui , rencontrent tous les jours les problèmes d’adaptation culturelles, linguistiques, morales, sentimentales, familiales, etc. Pourtant, bien évidemment, le film nous montre que tout le monde va s’accrocher et bien s’éclater dans un nouvel environnement, malgré les difficultés originaires de ses propres moyens et préjuges contre les uns et les autres.   Pour mieux vivre, il va falloir paumer des trucs traditionnels, sans être trop coincé, s’habituer à la mode un peu plus rock ‘n roll,  s’en faire baver, etc. D’après le film, la libération de la pensée et de la mentalité de ces jeunes gens a une tendance de bien permettre l’inexistence de la manière de connerie partout en Europe.

 

You and me


   On bosse chaque jour pour un nouveau progrès, et chaque jour la vie nous donne plein de peine. On est curieux de savoir la destination finale vers laquelle on marchera quand on deviendra vieux, La vieillesse nous permet d’explorer plus profondément la relation entre nos propres expériences et notre but de vie. La fin de vie, est-ce que ce serait un succès touchant ou alors ce serait une terminaison de progrès? C’est un choix de notre propre mentalité. C’est-à-dire que la vie n’a aucune signification lors de l’arrêt de pensée, y compris la mort et toutes les têtes non cultivées.

    ---- Yan

 


Il s’agit d'un film You and me, de Ma Liwen. Née à Jiangxi en 1971, la réalisatrice s’inspire de son propre vécu et démontre qu’il n’est pas nécessaire de recourir à des effets spéciaux pour donner naissance à un bon film. Xiao Ma, une étudiante provinciale débarque à Pékin en plein hiver et loue à bon marché une chambre à une grand-mère avide, âgée de 90 ans. Située dans la cour de la maison traditionnelle de la vielle, la chambre se trouve dans un piteux état, sans gaz, sans électricité ni eau courante.

 


Pour la rendre habitable, Xiao Ma, débrouillarde, effectue des va-et-vient sous l’œil attentif de la grand-mère. La caméra suit les allers et retours de la jeune fille. Ses déplacements rapides donnent du rythme au film et apportent un peu de vie extérieure et de chaleur humaine à la cour intérieure de cette modeste maison où tout semble figé depuis des décennies. La vieille femme vit seule. Au départ, elle considère Xiao Ma comme une nuisance. Mais elle se voit obligée de la tolérer car elle représente une source de revenus. Avec l’arrivée du printemps, leurs relations changent. De caractère opposé, les deux femmes se rapprochent et s’apprécient mutuellement au gré des saisons. Film intimiste, You and me étudie les relations entre des femmes de générations différentes et met en lumière la solitude des personnes âgées dans un monde en mutation rapide.